Les donations réalisées sans acte
Les donations réalisées sans acte
Rapport du 122e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2026
Après avoir procédé à l'étude des transmissions réalisées au moyen d'un acte notarié, ostensible et soumis à ses propres règles fiscales, le réalisme du droit fiscal impose d'analyser les autres modes de transmission soumis à une taxation au titre des DMTG. Ces transmissions sans acte – notarié – peuvent se réaliser soit au moyen d'une simple tradition réelle d'un bien et sont qualifiées de dons manuels (Chapitre I), soit au moyen d'un acte à titre onéreux ou d'un acte neutre recélant une intention libérale. Dès lors que l'intention libérale ressort d'un acte, la transmission qu'il contient pourra être qualifiée de donation indirecte ou déguisée (Chapitre II). À ces deux grands types de libéralités sans acte sont attachés des régimes fiscaux bien distincts.
Le don manuel (CGI, art. 635 A et 757)
– Introduction. – L'objet du présent rapport n'est pas de s'interroger sur l'augmentation constante du champ d'application du don manuel. D'un formalisme originaire de tradition réelle d'un bien remplaçant celui de l'acte authentique pour constater une transmission à titre gratuit, le champ des dons manuels ne cesse de s'étendre.
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Les donations indirectes et déguisées
Les donations indirectes ou déguisées sont celles qui réalisent une transmission à titre de libéralité au moyen d'un acte. Mais cet acte n'est pas un acte de donation ostensible : la libéralité emprunte les formes d'un acte à titre onéreux ou d'un acte neutre. C'est la raison pour laquelle le droit fiscal les classe dans la catégorie des libéralités réalisées sans acte. Après avoir procédé à l'étude des principes gouvernant la taxation des donations déguisées ou indirectes (Section I), il sera passé à l'étude de leurs principaux cas d'application (Section II).
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