La fiscalité liée à la détention du bien

La fiscalité liée à la détention du bien

Rapport du 122e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2026
L'exploitation comme la conservation d'un bien immobilier soulèvent des enjeux fiscaux que le notaire doit appréhender avec précision dans l'exercice de son devoir de conseil. La première partie de ce titre est consacrée à la fiscalité des revenus immobiliers, qu'ils proviennent d'un immeuble à usage d'habitation ou d'un immeuble à usage commercial ou professionnel. Il analyse les règles applicables selon le mode d'exploitation du bien (location nue, location meublée, mise à disposition, démembrement, détention sociétaire...) et met en lumière les risques particuliers de requalification ainsi que les incidences patrimoniales des choix opérés (Sous-titre I). La seconde partie est dédiée à la fiscalité de la détention à travers l'étude de l'IFI (Sous-titre II). Sans prétendre à l'exhaustivité, seuls seront abordés certains points spécifiques qui appellent une vigilance particulière dans la pratique notariale.
L'imposition des flux
Les développements suivants ont pour objectif d'analyser la fiscalité liée à l'exploitation d'un bien immobilier, selon que les revenus proviennent d'un immeuble à usage d'habitation, loué vide ou meublé (Chapitre I), ou d'un immeuble à usage commercial (Chapitre II), ces deux grandes configurations pouvant répondre à des logiques fiscales différentes.
L'imposition de la conservation du bien : l'IFI
La détention d'un bien immobilier reste assujettie à de multiples formes d'imposition, telles que la taxe foncière700. À cette taxe s'attachent d'autres taxes dites additionne lles : ordures ménagères, taxe de balayage, taxe de friche industrielle, locaux vacants, taxe sur la valeur vénale immobilière701 (« taxe annuelle de 3 % »), taxe sur les logements vacants