Le principe : le changement de régime fiscal est sans incidence sur la fiscalité, à l'exception du cas des apports à titre pur et simple réputés à titre onéreux. Comme mentionné, le principe est que l'apport d'un immeuble ou d'un fonds de commerce par un apporteur à l'IR à une société à l'IR est enregistré gratuitement. Mais le passage de cette société de l'IR à l'IS, pour tous les apports réalisés depuis le 1er août 1965, entraînera l'exigibilité des droits de mutation à titre onéreux, sauf si l'associé apporteur prend l'engagement de conserver les titres pendant trois ans407. Les droits sont perçus sur la valeur vénale des biens à la date du changement. Le droit de mutation peut bénéficier du paiement fractionné408. Suite logique de la théorie de la mutation conditionnelle, en présence de biens apportés à titre onéreux, le changement du régime fiscal de la société n'emporte pas d'incidence particulière, notamment dans l'hypothèse où la société passe de l'IR à l'IS. Seul un droit fixe (ou en formalité fusionnée, une taxe de publicité foncière) d'un montant de 125 € est exigible409. Pour les transformations entraînant création d'une personne nouvelle, il convient d'appliquer les règles propres à l'apport lors de la création d'une société.