L'entrée d'un bien dans le patrimoine d'un associé peut intervenir selon deux mécanismes qu'il convient de distinguer notamment en raison de leurs conséquences fiscales, et qui s'apprécient tous deux au regard de la théorie de la mutation conditionnelle (dont l'application est toutefois limitée pour les sociétés opaques)410 :
- d'une part, la liquidation et le partage de la société, qui mettent fin à la personne morale et conduisent à la répartition définitive de l'actif social entre les associés, selon leurs droits (Sous-section I) ;
- d'autre part, la réduction de capital, qui permet à la société de restituer tout ou partie des apports de l'associé ou de racheter ses droits sociaux, avec attribution éventuelle de biens en nature (Sous-section II).
Il est précisé que les actes de dissolution sont enregistrés gratuitement lorsqu'ils ne comportent aucune transmission de biens meubles ou immeubles entre associés ou tiers411. Indépendamment des droits d'enregistrement, ce type d'opérations peut également générer, d'une part, une taxation de la plus-value réalisée sur les actifs au niveau de la société412, et, d'autre part, une imposition entre les mains des associés413 qu'il s'agisse du boni de liquidation ou de la plus-value afférente aux titres cédés ou attribués414. Ces aspects ne présentant pas de difficultés particulières dans la pratique, ils ne seront donc pas développés.