La mise à disposition gratuite consentie par une société soumise à l'IS
La mise à disposition gratuite consentie par une société soumise à l'IS
Le traquenard de l'IS en cas d'occupation gratuite
Christophe et Valérie et leurs enfants ont constitué la SCI Lulu afin d'acquérir un appartement à Lyon.
Cet appartement ayant vocation à être donné en location, la SCI opte pour l'impôt sur les sociétés.
Christophe et Valérie souhaitent en effet que les loyers perçus n'augmentent pas leur imposition sur le revenu, ce d'autant plus que les loyers serviront principalement à rembourser l'emprunt contracté par la SCI pour réaliser l'acquisition.
Soumettre la SCI à l'IR conduirait Christophe et Valérie à déclarer au 1<sup>er</sup> janvier de chaque année un revenu réputé distribué alors même que ce revenu serait affecté en réserve.
Suite aux conseils avisés de leur notaire et de leur expert-comptable, ils ont donc opté pour l'IS.
Dix ans plus tard, le locataire quitte l'appartement.
Le logement étant dorénavant vide, Christophe et Valérie laissent leurs enfants occuper gratuitement l'appartement le temps de leurs études. Cette occupation gratuite ne pose pas de difficulté sur le plan financier car le prêt a été totalement remboursé.
L'arrangement de famille qui vient de se produire restera inconnu du notaire et de l'expert-comptable (ce dernier apprend seulement que le locataire est parti). Aucun des deux professionnels n'est en situation d'exercer son devoir de conseil.
L'administration fiscale apprend la situation d'occupation des enfants grâce à la déclaration d'usage du bien qui est effectuée sur « Gérer mes biens immobiliers ».
Elle déclenche alors une rectification fiscale :