Assiette du droit de retour
Assiette du droit de retour
Exemple de droit de retour en valeur (bien donné aliéné)
X décède <em>ab intestat</em> laissant pour recueillir sa succession son père, A, et son épouse survivante Y. Son père lui avait donné un bien immobilier qu'il a vendu de son vivant 1 000. À son décès, il laisse des biens valant 800.
Toutes les conditions de l'article 738-2 étant réunies, le droit de retour joue en valeur. La vocation légale du père dans la succession de son fils s'établit à 800 x ¼ = 200.
<strong>Première thèse : le « bien donné dans la limite du quart de la succession » :</strong>
Le droit de retour légal joue en valeur eu égard au prix de vente (1 000), mais ne peut s'exercer que dans la limite du quart de la succession, soit 200.
Ses droits légaux n'étant pas supérieurs à la valeur de son droit de retour, il ne peut prétendre à rien de plus.
Le conjoint percevra le surplus, soit 800 – 200 = 600.
Variante première thèse en cas d'aliénation du bien :
Le droit de retour est plafonné à un quart d'une masse composée des biens existants et de la « réunion fictive » du bien reçu en donation aliéné, soit (800 + 1 000) x ¼ = 450.
La valeur de son droit de retour étant supérieure à ses droits <em>ab intestat</em>, il ne peut prétendre à rien d'autre.
Le conjoint percevra le surplus, soit 800 – 450 = 350.
<strong>Seconde thèse : « le quart de la valeur du bien » :</strong>
Le droit de retour porte sur le quart de la valeur du bien donné au moment de son aliénation, soit 1 000 x ¼ = 250.
La valeur de son droit de retour étant supérieure à ses droits <em>ab intestat</em>, il ne peut prétendre qu'à ce montant.
Le conjoint percevra le surplus, soit 800 – 250 = 550.