– Nature de l'opération. – Le principe de l'article 621 du Code civil est de mettre fin au démembrement dans l'hypothèse de la vente. La « capitalisation », terme usité par la pratique, consiste en la transformation des droits de chacun en un capital en propriété. Est-ce pour autant une opération de partage taxable ?
La jurisprudence est assez claire sur la question : « Il n'y a pas d'indivision quant à la propriété entre l'usufruit et le nu-propriétaire qui sont titulaires de droits différents et indépendants l'un de l'autre ; ainsi, par suite de la vente simultanée et pour un même prix de l'immeuble appartenant pour l'usufruit à l'un et pour la nue-propriété à l'autre, l'usufruit a sur le prix total un droit propre à laportion correspondant à la valeur de son usufruit ». Selon les termes du doyen Aulagnier : « La vente simultanée de l'usufruit et de la nue-propriété réalise en fait deux ventes distinctes ». De ce principe essentiel résultent notamment deux conséquences : une absence d'effet déclaratif et rétroactif de la répartition et une absence de taxation au titre du droit de partage.