Les plus-values réalisées lors de la cession de la résidence principale du cédant au jour de la cession sont exonérées1268. Cette exonération s’applique aux dépendances immédiates et nécessaires cédées simultanément avec l’immeuble1269.
La résidence principale au jour de la cession. L’immeuble doit constituer la résidence habituelle du propriétaire, c’est-à-dire le lieu où le contribuable réside habituellement pendant la majeure partie de l’année. Il doit s’agir de la résidence effective du contribuable. L’utilisation temporaire d’un logement ne permet pas de bénéficier de l’exonération. En cas de doute, il appartient au contribuable de démontrer l’effectivité de la résidence. Le logement peut constituer la résidence principale du cédant au jour de la cession : l’immeuble cédé doit constituer la résidence principale du propriétaire lui-même et être effectivement occupé par celui-ci. L’exonération est exclue pour les logements qui, bien qu’ayant été antérieurement résidence principale, n’ont plus cette qualité : immeubles donnés en location, immeubles occupés gratuitement par la famille ou des tiers, logements vacants…
L’administration apporte des assouplissements dans certaines situations1270 :
- immeuble occupé jusqu’à sa mise en vente1271 ;
- immeuble occupé par le futur acquéreur1272 ;
- immeuble cédé suite à une séparation1273 ;
- immeuble constituant la résidence principale d’un contribuable incarcéré1274 ;
- cession d’un immeuble en cours de construction1275 ;
- et les péniches ou bateaux à usage d’habitation principale du cédant1276.