Parce que le projet de surélévation aura nécessairement un impact sur son environnement, il s’expose de facto à un risque de contestation de la part de son voisinage. Seront principalement mis en avant les désordres liés aux travaux eux-mêmes (odeur, bruit…) mais le plus souvent sera invoqué un trouble anormal de voisinage (perte d’ensoleillement, de vue…).
Sur ces sujets il reviendra au juge de déterminer si la surélévation génère ou non un tel trouble, s’il cause un préjudice et s’il existe un lien de causalité. Nous pouvons toutefois relever que l’excessivité du trouble est d’autant moins retenue que l’environnement est urbanisé.
Il paraît toutefois intéressant de citer un arrêt de la cour d’appel de Grenoble condamnant le syndicat des copropriétaires, qui avait réalisé une surélévation (illégale) sur deux niveaux, à sa démolition au motif notamment que cette surélévation masquait la vue sur la montagne d’une autre copropriété et entrainait une perte de luminosité851.
Afin de prévenir au mieux les déconvenues possibles, l’opérateur pourra alors utilement solliciter un « référé préventif ».