Il s'agit d'une procédure assez simple à mettre en œuvre, puisqu'il suffirait de prévoir que parmi les pièces à remettre à la mairie, figurent soit un certificat établi par un juriste confirmant que les futurs époux ont reçu les informations minimales quant au fonctionnement du régime légal, soit un certificat établi par un notaire attestant de la conclusion d'un contrat de mariage.
Ces deux certificats pourraient prendre la même forme.
Bien que cette information puisse être délivrée par un juriste, les différents modes de communication que notre profession a su développer au cours de ces dernières années pourront faciliter ces rendez-vous d'information, outre le maillage territorial du notariat qui offre aux citoyens résidant dans des secteurs plus isolés l'accès au droit et à cette consultation.
Cette consultation obligatoire prend également tout son sens dans l'optique de la suppression d'un régime supplétif de volonté. Parce que le choix d'un régime matrimonial deviendrait obligatoire, et parce qu'il ne faut pas que les futurs époux aient la tentation de cocher un régime par défaut, cette consultation obligatoire permettra de s'assurer que ceux des futurs époux qui n'avaient pas prévu de se soucier de cette question ont bien reçu les explications nécessaires quant au choix et au bon fonctionnement de leur régime matrimonial.
Les époux, désormais parfaitement informés, ont l'obligation de choisir leur régime matrimonial. De cette manière ils sont invités, en amont de leur union, à réfléchir et surtout à opérer un choix. En quelque sorte, ils sont les premiers acteurs de leur régime matrimonial, qu'ils ont l'obligation de choisir. C'est aussi une manière de responsabiliser les futurs époux sur ce projet d'union qui est le leur.