– Codifier les contours de la contribution aux charges du ménage des concubins, à l'image des partenaires. – À ce jour, il apparaît comme une évidence que l'évolution suggérée par la jurisprudence est envisageable et souhaitable. Il s'agit d'une opportunité à saisir pour le législateur, lequel est invité à intervenir afin de sécuriser bon nombre de couples de concitoyens et supprimer considérablement le contentieux afférent aux concubins trop généreux.
Avant de proposer au législateur d'appréhender les couples vivant en union libre, en entérinant la jurisprudence émergente de la contribution aux charges du ménage (§ II), il convient d'analyser ce mode de conjugalité au regard du droit positif. Effectivement, il serait désormais erroné d'affirmer que le concubinage évolue dans une sphère de non-droit. Le juge et le législateur l'ont imprégné de règles juridiques propres : d'abord en l'ayant défini il y a plus de vingt ans dans le Code civil, et surtout en lui ayant, ensuite, induit des droits et des devoirs (§ I).