– Une modification radicale. – La loi no 83-1 du 3 janvier 1983 sur le développement des investissements et la protection de l'épargne est venue modifier considérablement la pratique notariale en maintenant l'exigence du dépôt des fonds mais en supprimant la déclaration notariée de souscription et de versement. L'acte authentique a cédé le pas à un simple certificat établi par le dépositaire.
La problématique demeure pourtant inchangée : les investisseurs, les créanciers sociaux et autres partenaires de la société doivent être rassurés quant à la réalité des apports en numéraire.
Le capital social constituant le gage des créanciers sociaux, le législateur contemporain s'est intéressé prioritairement aux sociétés dans lesquelles les associés ne peuvent être poursuivis qu'à hauteur de leurs apports.
Toutefois, un capital social significatif étant également de bon augure économiquement parlant, les sociétés à risque illimité n'ont pas toutes été écartées de l'actuel dispositif.
Nous évoquerons, dans un premier temps, les textes s'appliquant aux apports en numéraire en phase de constitution (A), puis ceux s'appliquant à certaines augmentations de capital en numéraire (B).