Un démembrement procédant d'un échange sur titres existants, et non d'une souscription démembrée
Un démembrement procédant d'un échange sur titres existants, et non d'une souscription démembrée
Un démembrement procédant d'un échange sur titres existants, et non d'une souscription démembrée
Éviter le coût de l'échange ? Un argument fallacieux
- soit, pour permettre à la société de financer l'achat du logement, elle a été dotée du capital correspondant740. Dans ce cas la valeur des titres est équivalente à celle de l'immeuble, quand bien même la cible n'aurait pas encore été acquise au moment de pratiquer sur eux l'échange des usufruits croisés ;
- soit elle a été dotée d'un capital modéré ou symbolique. En ce cas, les fonds nécessaires à l'investissement devront être portés au crédit d'un compte courant d'associé, lequel fera immanquablement partie de la succession du prémourant des acquéreurs et sera dévolu à ses seuls héritiers ; le montage est alors privé de tout intérêt pratique.
Démembrer simultanément à l'apport ? Une possibilité controversée
Conclusion : démembrer ab initio : un procédé à proscrire
Que faire en présence des statuts d'une société comportant un démembrement <em>ab initio</em> ?
<strong>1.</strong> Il est acquis, en fonction des développements qui précèdent, qu'un notaire doit s'abstenir de recevoir les statuts d'une société comportant un démembrement <em>ab initio</em>, à moins qu'il n'en soit expressément requis en l'état de la controverse doctrinale signalée qui, selon nous, ne résiste pas à l'analyse. Pour autant, les statuts de société n'étant pas nécessairement des actes authentiques, que doit-il faire en présence de statuts comportant ce démembrement ?
<strong>2. </strong>À notre sens, tant que la controverse signalée n'est pas tranchée, une reconnaissance d'avis donné s'impose, sans qu'il y ait lieu à refus d'instrumenter. Si un financement bancaire est accordé à la société, la difficulté devra être signalée non seulement à la société, mais encore au financeur.