Les considérations qui précèdent nous incitent à conclure en faveur d'une profonde correction du régime de la déductibilité des charges en matière de revenus fonciers, sauf à revoir leur prise en compte dans le calcul de l'impôt sur les plus-values. Cette reconsidération satisferait, à notre avis, deux objectifs constants du législateur :
- d'une part, apporter clarté, lisibilité et prévisibilité à la norme fiscale, dont les obscurités et les complications inutiles sont source d'évasion et de réduction de la rentabilité de l'impôt ;
- d'autre part, inciter les épargnants et investisseurs privés à orienter leurs fonds vers la création de nouveaux logements, conformes aux besoins actuels, mais aussi adaptés au nouveau contexte de création de logements sans consommation de foncier supplémentaire, à l'horizon du « Zéro Artificialisation Nette » (ZAN) et de ses étapes d'entrée en application intermédiaire. Favoriser par cet élan fiscal la transformation lourde et/ou le changement d'affectation de surfaces déjà existantes correspond en tous points à cet objectif général.