Le conjoint, cotitulaire de droit

Le conjoint, cotitulaire de droit

Rapport du 119e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2023
Ici la cotitularité s'impose au bailleur (a). Seule une obligation d'information pèse sur le preneur (b).

La cotitularité opposable au bailleur

Le premier alinéa de l'article 1751 du Code civil, issu de la loi du 4 août 1962, accorde au conjoint la cotitularité automatique du bail d'habitation, quel que soit le régime matrimonial. Le conjoint n'a donc pas à la revendiquer, même en cas de mariage postérieur à la conclusion du bail par un seul des époux. Cette cotitularité est d'ordre public. Elle s'applique « nonobstant toute convention contraire ». Elle ne peut donc être écartée ni par les époux dans leurs conventions matrimoniales, ni par le bailleur dans le contrat de bail.

L'obligation d'information mise à la charge du preneur

Bien que la cotitularité soit de droit pour le conjoint, le preneur est tenu d'informer le bailleur de sa situation matrimoniale et la jurisprudence exige une démarche positive. Prouver que le bailleur avait connaissance du mariage est insuffisant. Le preneur doit apporter la preuve de la notification faite au bailleur432.