L’assurance du capital investi

L’assurance du capital investi

Rapport du 119e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2023
– Prémices d’une nouvelle assurance. – Face aux risques de pertes du capital investi, surtout en période d’inflation, plusieurs plateformes se sont regroupées pour étudier le développement d’une offre complémentaire incluant la garantie du capital investi1225. Cette garantie serait possible, du moins envisageable, en raison des bons résultats constatés dans le secteur du financement participatif. Certaines plateformes1226, proposent déjà ce type d’assurance, qui prend la forme d’une caution solidaire de l’assureur. En cas de défaut du promoteur, l’assureur prend le relais et rembourse l’investisseur. Mais cette garantie a un prix, et l’investisseur doit accepter un rendement moindre qu’un crowdfunding sans assurance1227. L’avenir dira si le travail des acteurs du secteur aboutira à un développement de l’offre à grande échelle.

Un mode de financement de projet, mais pas d’accession à un logement

Ces montages en <em>crowdfunding</em>, s’ils sont bien mesurés, paraissent intéressants pour assurer un levier financier à la promotion immobilière, et au moins pour des projets d’envergure, lorsque le crédit bancaire et les fonds dont disposent les promoteurs ne suffisent pas. En revanche, le financement participatif n’apporte pas de solution directe aux particuliers souhaitant accéder à la propriété d’un logement individuel ou collectif. Nul doute que les banques, dont le concours sera le plus souvent crucial, comme les intermédiaires en financement participatifs (IFP), ne verront pas d’un bon œil l’entrée d’un groupe d’investisseurs privés comme parties prenantes d’un projet de petite taille, eu égard notamment aux impératifs de rendement. Quel investisseur privé voudra s’y risquer, sans qu’il y ait de réel poids financier du côté de l’accédant ?