– La nécessité de mieux informer. – D'une manière générale, les dernières réformes tendent toujours à mieux informer, protéger les parties à l'acte (la longue liste des piècesà communiquer obligatoirement à l'acquéreur d'un bien immobilier, lors de l'avant-contrat en est la démonstration). Dans le même temps, les futurs époux se marient sans que leur soit expliqué leur régime matrimonial, qui a pourtant vocation à régir et organiser leurs rapports financiers et patrimoniaux durant toute leur vie.
Certains actes structurants de la vie des couples s'accompagnent d'une consultation (et d'un acte) chez un notaire.
La requête en adoption est toujours précédée d'un consentement à adoption donné devant notaire. Il en est de même pour l'acte de consentement à la procréation médicalement assistée (PMA) en cas de tiers donneur. Dans ces deux situations, le notaire est chargé d'informer les parties et de recueillir leur consentement à un acte futur qui, lui, ne sera pas reçu par un notaire.
S'inspirant de ces mécanismes et de l'ancien certificat médical prénuptial obligatoire, une information juridique avant la célébration du mariage semble être une première solution assez facile à mettre en place pour lutter contre le manque d'information des époux.
D'ailleurs, plusieurs auteurs ou juristes042 ont, par le passé, évoqué l'idée d'une telle formalité prénuptiale.