– Code Napoléon. – En 1804, le Code civil accorde une faible place au conjoint survivant en tant qu'héritier ; il est placé dans la catégorie des successeurs irréguliers ; celui-ci n'est appelé à la succession qu'à défaut de parents successibles au douzième degré.
Les droits successoraux du conjoint survivant entre 1804 et 2002
Les droits successoraux du conjoint survivant entre 1804 et 2002
Rapport du 118e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2022
– Loi du 9 mars 1891. – La loi du 9 mars 1891 amorce une amélioration de la vocation successorale du conjoint survivant. D'une part, elle lui accorde l'usufruit du quart ou de la moitié de la succession, en fonction de la proximité du lien de parenté des héritiers par le sang avec lesquels le conjoint se trouve en concours ; d'autre part, le conjoint survivant peut bénéficier d'un droit de créance alimentaire contre la succession lorsqu'il se trouve dans le besoin.
– Loi du 24 avril 1958. Avènement des donations au dernier vivant. – La loi du 24 avril 1958 reconnaît au conjoint survivant la qualité d'héritier, en quittant la catégorie des successeurs irréguliers dépourvus de la saisine et contraints de solliciter un envoi en possession. Dans ce contexte, les libéralités entre époux – et spécialement les donations dites « au dernier vivant » – représentent un remède indispensable à la faiblesse de ses droits successoraux.
– Loi no 63-699 du 13 juillet 1963 augmentant la quotité disponible entre époux. – La loi du 13 juillet 1963 augmente la quotité disponible spéciale entre époux, en présence de descendants, à l'option à trois branches, laquelle est désormais composée de la quotité disponible ordinaire en propriété, de l'usufruit universel ou du quart en propriété et des trois quarts en usufruit de la succession. Les donations au dernier vivant prennent alors véritablement tout leur sens.