Si tous les acteurs travaillaient sur un seul et même logiciel, un peu à la manière du système d'exploitation Windows PC
La très grande majorité des PC vendus dans le commerce sont livrés avec Windows (environ 88,14 %) (Source : https://netmarketshare.com).
, les échanges de fichiers seraient effectués au format natif sans transformation. Seulement, à admettre qu'un tel monopole logiciel soit souhaitable, ce qui n'est pas la volonté politique
Le Plan BIM 2022 pointe « la collaboration demeure encore limitée par un marché dominé par des formats de données propriétaires qui ne peuvent pas encore être échangés et reconnus entre logiciels sans perte d'informations structurantes tandis que les formats ouverts ne répondent pas encore à tous les besoins ».
, le secteur de la construction est le moins propice au logiciel unique. En effet, du fait de la diversité et de la spécificité des métiers de la construction (maître d'ouvrage, maître d'œuvre, ingénieur, entreprise, bureau d'étude, etc.), il est naturel que des logiciels spécialisés propres à chaque métier soient développés. Or, si chaque métier a son logiciel, comment faire pour échanger des fichiers de telle sorte que les informations produites par un acteur, avec une vue spécialisée et une orientation logicielle, soient transmises de manière intègre et complète à un autre acteur du projet ?
Les normes afférentes au format des fichiers et à l'interopérabilité des solutions informatiques
Les normes afférentes au format des fichiers et à l'interopérabilité des solutions informatiques
Rapport du 117e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2021
Le BIM implique que chaque métier ait accès à la donnée dont il a besoin au travers de logiciels interfacés différents. Afin que chaque logiciel sache où aller chercher la donnée, il faut que celle‐ci soit bien structurée selon un format normé, c'est‐à‐dire que la base de données soit interopérable. L'interopérabilité sémantique des données est un besoin critique du BIM.
C'est pour répondre à ce besoin fondamental de l'interopérabilité des bases de données que, dès la fin des années 1990, des modèles de données « IFC » (Industry Foundation Classes) ont été spécifiés par l'International Alliance for Interoperability (IAI)
L'International Alliance for Interoperability (IAI) a été créée en 1996 et est devenue BuildingSmart international depuis 2008. Elle a développé le modèle IFC qu'elle maintient aujourd'hui. Dès sa création, BuildingSmart France-Mediaconstruct l'a rejoint pour en devenir le chapitre français.
afin de définir des standards d'informations des objets.
La notion de classe fait référence à la notion de classe dans l'édition de logiciel. Une classe, c'est un objet, physique ou abstrait, auquel on associe une série d'attributs. Ces attributs sont déterminés en amont : pour chaque objet, on doit ainsi donner une certaine quantité d'informations qui assureront l'uniformité du fichier final.
Par exemple, une classe de type « porte » en BIM requiert les attributs physiques suivants : son nom, son emplacement (ObjectPlacement) qui requiert de le placer par coordonnées X, Y et Z ou encore sa hauteur (OverallHeight), mais peut aussi contenir des attributs de tâches, comme sa priorité ou son statut, ou encore de relation avec d'autres objets
Source : www.biminmotion.fr/blog/comprendre-le-format-ifc-une-rapide-introduction
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Les IFC constituent à la fois des modèles IFC avec la description du contenu des objets organisés dans un certain formalisme, et un format de fichier IFC, qui est la suite des séquences alphanumériques envoyées par un logiciel dans les « tuyaux » et les « interfaces IFC », dans un langage de communication à décoder par le logiciel récepteur. Ainsi, un fichier IFC contient des données d'un modèle IFC qui seront lues par d'autres logiciels que le logiciel natif du producteur de l'information, et restituées selon l'interface propre à chaque acteur.
Depuis mars 2013, les IFC sont labellisés ISO 16739, devenue NF EN ISO 16739 fin 2018 – Classes de fondation d'industrie (IFC) pour le partage des données dans le secteur de la construction et de la gestion des installations.