Les règles spéciales de transcription sur les registres d'état civil français
Les règles spéciales de transcription sur les registres d'état civil français
Concernant le mariage de Français en pays étranger
En pratique : vérifications nécessaires
Il paraît essentiel pour les notaires de vérifier que la transcription de l'acte de mariage a bien été effectuée sur les registres d'état civil (en l'occurrence, rien n'est plus simple en parcourant l'acte de naissance du client puisque pour rappel, cette formalité ne concerne que les Français mariés à l'étranger), afin d'avoir l'assurance par exemple, que le contrat de mariage présenté dans un dossier d'achat immobilier par les acquéreurs soit bien en mesure de produire tous ses effets à l'égard des tiers (vendeur, prêteur…).
À défaut, la responsabilité du notaire pourra être recherchée si le contrat de mariage, du fait de l'absence de transcription du mariage sur les actes de naissance, ne pourra pas remplir son office : attention à bien se préserver la preuve d'avoir averti les clients sur leur situation en cas d'absence de transcription, car il ne sera pas donné cher à penser que le défaut de conseil viendra sanctionner cet «oubli».
Opposabilité d'un mariage célébré à l'étranger : ce qu'il faut retenir
- En premier lieu, pour qu'il soit opposable aux tiers en France, tout mariage (entre deux personnes de même sexe ou non) doit avoir fait l'objet d'une transcription dans les registres d'état civil, si l'un au moins des membres du couple est de nationalité française.
- En deuxième lieu, il n'existe aucun délai pour procéder à cette transcription : elle peut être effectuée même postérieurement au décès de l'un des époux.
- En troisième lieu, cette transcription a un effet rétroactif, de sorte que l'opposabilité du mariage à l'égard des tiers remonte à la date de sa célébration.
- Enfin, un mariage entre personnes de même sexe régulièrement célébré à l'étranger même antérieurement à l'entrée en vigueur en France de la loi du 17 mai 2013 est pleinement reconnu en France.
Concernant le pacte civil de solidarité dont l'un des partenaires est de nationalité étrangère et né à l'étranger
Procédure d'enregistrement sur le territoire national français
Pratique notariale de l'enregistrement avec un partenaire né à l'étranger. Remise de pièces
Lorsque le pacte civil de solidarité est reçu par un notaire, celui-ci enregistre le pacs<em>via</em>Pacsen et communique au service d'état civil l'information de la conclusion d'un pacs en vue de la mention en marge de l'acte de naissance des partenaires. Il reçoit confirmation de la publicité de l'officier d'état civil, et remet aux partenaires un récépissé d'enregistrement et une copie de la convention, avec le cas échéant une copie des actes de naissance portant mention en marge de l'indication de leur pacs.
Pour les Français nés à l'étranger, la transcription de leur acte de naissance est effectuée par le service central de l'état civil de Nantes à qui le notaire communique les informations utiles à la transcription.
Pour un étranger né à l'étranger, l'information communiquée par le notaire est désormais portée au registre spécial détenu par le service central d'état civil du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, le registre jusqu'alors tenu par le tribunal de grande instance de Paris n'étant plus en vigueur depuis le 1<sup>er</sup> novembre 2017
<sup class="note" data-contentnote="
<em>Ibid.</em>
">1530440151391</sup>.
L'enregistrement du pacs auprès d'une autorité consulaire française
Transcription de pacs international : que retenir ?
- Si l'un des partenaires est de nationalité étrangère, mais si la résidence est en France, le pacs est enregistré en France.
- Si l'un des partenaires est de nationalité française, mais si la résidence est à l'étranger, le pacs est enregistré par l'autorité consulaire ayant compétence territoriale pour enregistrer la convention.Le notaire requis de rédiger et recevoir un pacte civil de solidarité entre deux futurs partenaires ayant leur résidence commune à l'étranger peut non seulement instrumenter l'acte eu égard à sa compétence internationale (V.supra, n°), mais aussi procéder à son enregistrement et sa publicité 1530456994337.
Les règles européennes d'enregistrement et de publicité des partenariats depuis l'entrée en application du règlement «Partenariats enregistrés»
Concernant les autres événements marquants de l'état des personnes
La publicité en France du changement de régime matrimonial ou d'un partenariat enregistré d'un couple international
Le changement du régime matrimonial d'un couple international
Les règles résultant du Code civil et du Code de procédure civile
Le répertoire civil annexe
Les nouvelles règles complémentaires du règlement européen n° 2016/1103 du 24 juin 2016
Le changement de partenariat à l'étranger
Sous l'empire du règlement (UE) n° 2016/1104 du 24 juin 2016
Hors du périmètre de la coopération renforcée du règlement (UE) n° 2016/1104
Focus sur la Convention de Munich du 5 septembre 2007
L'absence actuelle de registre dédié
Toute la difficulté réside précisément dans l'absence d'outil transnational permettant l'inscription des informations au niveau européen relatives à l'enregistrement des partenariats au sein de l'Union, dont la formalité d'enregistrement pourrait être obligatoire, et faciliterait de la sorte non seulement la circulation des personnes, mais encore toutes les informations relatives à leur statut personnel, dans le sillage du règlement «Documents publics» étudié<em>supra</em>, n°.
Les cas particuliers de conversion à l'étranger de partenariats enregistrés en mariages (ou réciproquement)
À retenir : l'importance de la transcription sur les registres d'état civil
La transcription d'un décès survenu à l'étranger
À retenir