Clause d'exception : loi de la dernière résidence habituelle commune des époux

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Clause d'exception : loi de la dernière résidence habituelle commune des époux

Rapport du 115e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2019
À titre exceptionnel, la loi de la dernière résidence habituelle des époux peut trouver à s'appliquer. Il s'agit là d'une innovation du règlement du 24 juin 2016, contenue dans son article 26- 3 1531585530645.
Les conditions d'application sont toutefois rigoureusement encadrées et cumulatives.
Il faut :
  • que l'un des époux en fasse la demande auprès d'une autorité judiciaire ;
  • et qu'il apporte une double preuve, c'est-à-dire démontre que les époux :
Si cette double preuve est satisfaite, le juge peut alors appliquer la loi de la dernière résidence habituelle aux lieu et place de la loi de la première résidence habituelle.
Cette substitution s'opère de manière rétroactive à partir de la date de la célébration du mariage (à moins que l'un des époux ne s'y oppose), mais ne peut pas porter atteinte aux droits des tiers.
Cette exception vise le cas d'époux qui fixent leur première résidence habituelle dans un État avec lequel ils n'ont pas de lien particulier, puis s'installent par la suite durablement dans un autre État.
Bien entendu, si les époux sont tous deux d'accord pour modifier la loi applicable à leur régime matrimonial, ils utiliseront la procédure de l'article 22 du règlement sur le changement de loi applicable. Le recours à l'article 26-3 du règlement se fera lorsque les époux ne seront pas d'accord et n'auront pas conclu de convention matrimoniale avant la date d'établissement de leur dernière résidence habituelle commune dans cet autre État.
Les auteurs regrettent cette clause d'exception qui « remet en cause la prévisibilité et la sécurité juridique, même si une décision judiciaire intervient » 1531587436686.