Les droits de reprise

Les droits de reprise

Rapport du 114e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2018
– Reprise en fin de bail. – Le bailleur bénéficie d'un droit de reprise en fin de bail (C. rur. pêche marit., art. L. 411-58) 1504713840825. Ce droit de reprise bénéficie au bailleur, son conjoint, son partenaire pacsé ou à un descendant. Les personnes morales sont susceptibles d'exercer le droit de reprise sur les biens leur ayant été apportés en propriété ou en jouissance neuf ans au moins avant la date du congé, à condition d'avoir un objet agricole (C. rur. pêche marit., art. L. 411-60) 1504714442681.
– Reprise en cours de bail. – Le bailleur bénéficie, pour son conjoint, son partenaire pacsé et ses descendants, d'un droit de reprise lui permettant de reprendre le bien loué à leur profit au cours du bail (C. rur. pêche marit., art. L. 411-6). Ce droit est conditionné à l'insertion d'une clause de reprise à la fin de la sixième année suivant le renouvellement, sans possibilité de refus du preneur. Le congé est notifié au preneur au moins deux ans à l'avance.
– Conditions à remplir par le bénéficiaire de la reprise. – Dans le délai légal (deux ans au moins avant la fin du bail), le bailleur délivre un congé-reprise au preneur.
Le bénéficiaire de la reprise a l'obligation (C. rur. pêche marit., art. L. 411-59) :
  • de justifier du respect du contrôle des structures ;
  • de mettre en valeur personnellement le bien repris pendant neuf ans ;
  • de disposer des capitaux nécessaires ;
  • et d'habiter à proximité du fonds repris.
– Situations particulières. – Le bailleur dispose de trois possibilités de reprise supplémentaires, pour lui-même ou pour l'un des membres de sa famille jusqu'au troisième degré inclus (C. rur. pêche marit., art. L. 411-57) :
  • pour construire une maison d'habitation ;
  • pour adjoindre des dépendances foncières à des maisons d'habitation existantes ;
  • pour assurer la sauvegarde de bâtiments agricoles présentant un intérêt architectural ou patrimonial.
Ces dernières hypothèses de reprise sont toutefois marginales et n'impactent pas réellement la superficie exploitée.