- le testateur a partagé tous ses biens et un héritier ne reçoit pas sa réserve héréditaire : les « attributions » des autres sont alors réduites proportionnellement ;
- le testateur n'a partagé qu'une partie de ses biens de manière inégalitaire : le reste des biens sert d'abord à compléter la part de l'héritier lésé jusqu'à atteindre sa réserve individuelle. Le reliquat est réparti par parts égales entre tous les héritiers (dans ce cas, la succession est partagée de manière non égalitaire) ;
- si le testateur a manifesté, dans son testament, la volonté de maintenir la parfaite égalité, alors les biens restants servent non seulement à remplir cet héritier de sa réserve, mais également à compléter son lot pour atteindre la valeur des autres. Ce qui revient à rendre rapportable le testament-partage 0773…
Les limites au testament-partage : la protection de l'héritier réservataire
Les limites au testament-partage : la protection de l'héritier réservataire
Précaution
Pour éviter les perturbations d'une aliénation d'un bien qui bouleverserait la volonté initiale du testateur, le testament-partage n'a de véritable d'utilité que si le patrimoine du testateur a, au jour de la rédaction du testament, un caractère d'intangibilité, c'est-à-dire que ce patrimoine restera d'une composition stable jusqu'à son décès. Si des actes d'aliénation ont lieu, il est vivement conseillé de reprendre l'ouvrage testamentaire et de tout remettre à plat !
Fiscalité et publicité foncière du testament-partage
Le testament-partage est considéré comme un véritable partage sur le plan civil et sur le plan fiscal. Il est donc soumis au droit de partage de 2,5 % de l'actif net partagé
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<em>Dict. enr.</em>, n<sup>os</sup> 2932 et s. - <em>Partage testamentaire : Doc. fisc. Lefebvre</em>, n<sup>os</sup> 3920 et s. - P.-I. Perrin, <em>Le testament-partage : un outil à redécouvrir</em>, <em>op. cit.</em>, p. 22 ; <em>Mémento Lefebvre Successions - Libéralités</em>, <em>op. cit.</em>, n<sup>os</sup> 65675 et s.">0776</sup>. La difficulté est de savoir à quelle occasion est perçu ce droit de partage :
Le bien immobilier attribué par testament-partage peut, à l'image d'un legs, faire l'objet d'une attestation de propriété immobilière dressée par le notaire. Car le copartagé est attributaire du bien en vertu du seul testament. Nul besoin d'établir un acte de partage qui serait publié et qui, d'ailleurs, poserait des difficultés au niveau de l'effet relatif, les cohéritiers n'ayant pas de droit sur le bien.