Les contraintes liées au nombre de véhicules

Les contraintes liées au nombre de véhicules

Rapport du 114e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2018
– Toujours plus de voitures. – La plupart des contraintes liées aujourd'hui à la voiture n'existaient pas au début de l'âge d'or de l'automobile. Elles sont liées au nombre de plus en plus important de véhicules circulant simultanément sur des voies dont la surface est en très faible augmentation.
L'analyse des courbes d'évolution du parc automobile français démontre qu'à travers l'histoire, le nombre de véhicules en circulation n'a jamais diminué d'une année sur l'autre 1501945692196. Et même si les temps ne sont plus à l'extraordinaire explosion quantitative des années 1950 et 1960, il est peu probable que la situation change dans les prochaines années.
Indépendamment des accidents dont le nombre augmente avec la circulation, la densification automobile se traduit par l'engorgement des routes (A), la pollution (B) et les problèmes de stationnement (C).

L'engorgement

– Les six attributs de l'efficacité. – L'efficacité du déplacement est la préoccupation principale des automobilistes. Elle se matérialise par la recherche du meilleur équilibre entre la liberté 1502289003064, la rapidité, la fonctionnalité 1502288609034, le coût, la sécurité et le confort, à l'aune de leur importance relative dans l'esprit de l'intéressé.
Parmi ces six attributs de l'efficacité, seule la fonctionnalité n'est pas impactée par les engorgements. Tous les autres en pâtissent : la rapidité perd sensiblement de son intérêt ; les bouchons renchérissent le coût d'un trajet 1505637031667 ; les accidents, certes moins mortels dans la faible allure des embouteillages, sont cependant plus nombreux 1502289695654 ; quel que puisse être le confort de leur habitacle, il est rare de voir des conducteurs épanouis dans les bouchons ; même la liberté est atteinte, la conduite dans un ralentissement étant le plus souvent subie.
Sur la durée, la multiplication des engorgements des voies de circulation pourrait suffire à inverser le sentiment de meilleure efficacité de la voiture par rapport aux autres modes de transport.

La pollution automobile

– Le souffle court. – L'impact environnemental du transport routier n'est plus à démontrer. La pollution touche les villes localement, mais aussi la planète dans sa globalité 1502014584856. Le problème relève de la santé publique, la pollution de l'air provoquant en France 48 000 morts prématurées par an 1502015374816. Les gaz d'échappement y tiennent une part non négligeable 1502015586046. Le problème est si prégnant que, le 12 juillet 2017, le Conseil d'État a sommé le gouvernement d'agir contre la pollution de l'air en prenant dans le délai le plus court possible et au plus tard le 31 mars 2018 « toutes les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en dioxyde d'azote et en particules fines PM10 sous les valeurs limites » fixées par la directive communautaire du 21 mai 2008 (C. env., art. L. 221-1 et R. 221-1) 1502030015392.

Le stationnement

– Le manque de places de parking. – En dépit d'une législation longtemps contraignante, la construction d'aires de stationnement n'a pas suivi l'accroissement du nombre de véhicules en circulation.
Le foisonnement des parkings n'étant pas encore suffisamment entré dans les mœurs (V. nos  et s.), il est fréquent de voir des automobilistes « tourner » tous les soirs autour de leur domicile à la recherche d'un emplacement pour la nuit, contribuant ainsi à l'encombrement des routes et à la pollution. Le même scénario se rencontre la journée en centre-ville et dans les zones de bureaux.
Ainsi, l'automobiliste rajoute-t-il une ligne à la liste des dépenses engendrées par son véhicule.