La procédure des successions vacantes

La procédure des successions vacantes

Rapport du 114e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2018
La procédure concernant les successions vacantes est peu utilisée. Cependant, depuis 2016, le notariat est en mesure de jouer un rôle en la matière.
– L'absence d'héritiers légaux ou testamentaires. – Lorsque les biens des personnes décédées sans héritiers sont abandonnés 1493214103051, la succession est qualifiée de succession vacante (C. civ., art. 809 et s.).
Il en est ainsi lorsque :
  • le défunt ne laisse aucun héritier légal ni aucun légataire, ou lorsque la totalité des héritiers a renoncé à la succession ;
  • ou lorsque les héritiers n'ont pas exercé leur option successorale dans le délai de six mois à compter de l'ouverture de la succession, de manière tacite ou expresse.
La Direction de l'immobilier de l'État est désignée curatrice. À l'issue de la procédure, les biens appartiennent à l'État à condition de demander l'envoi en possession en sa qualité de successeur irrégulier. Une fois cette saisine judiciaire conférée 1493221271419, la succession est alors appelée « succession en déshérence » 1493217885856. En pratique, l'envoi en possession est demandé lorsqu'il existe de l'actif après l'apurement du passif.

Le notariat et la procédure des successions vacantes : une solution pour les parcelles agricoles abandonnées

La loi permet aux notaires de confier la curatelle d'une succession vacante à l'autorité administrative chargée du domaine
<sup class="note" data-contentnote=" L. n° 2016-1547, 18 nov. 2016, relative à la justice du 21&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, art. 47 : JO 19 nov. 2016, texte n° 1.">1494708111141</sup>. Il convient d'adresser une requête à ce titre au président du tribunal de grande instance du lieu d'ouverture de la succession
<sup class="note" data-contentnote=" JCl. Notarial Répertoire, &lt;em&gt;V°&lt;/em&gt; Succession vacante ou en déshérence, fasc. unique, n° 60.">1493217310375</sup>.

Le curateur désigné prend possession des biens et poursuit l'exploitation de l'entreprise agricole. Il est légalement autorisé à vendre les biens (C. civ., art. 810-2). La vente est réalisée notamment par acte notarié (C. civ., art. 810-3).

Cette possibilité ouvre des perspectives dans les hypothèses, nombreuses en pratique, où les agriculteurs riverains souhaitent acquérir les parcelles dépendant d'une telle succession.