– Un pari sur l'avenir. – Qu'elle relève de la méthode Coué ou d'une conviction véritable, la position des pouvoirs publics prônant la prise en compte d'une « diminution des obligations de déplacements motorisés » est un pari sur l'avenir. Elle s'appuie assurément sur les avancées technologiques et la révolution sociétale d'une explosion du travail à domicile. Mais la visioconférence et les liaisons internet permettant une connexion à distance au serveur central d'une entreprise existent déjà sans que leur influence sur la circulation routière ne soit évidente à ce jour. Sans doute n'ont-elles pas encore pris leur pleine dimension dans notre vie, l'assiette et la puissance du numérique étant encore insuffisantes à ce titre
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La diminution du nombre d'automobiles en circulation serait également une conséquence de l'avènement des voitures autonomes. Des chercheurs de l'université du Texas prétendent en effet qu'un véhicule autonome utilisé comme taxi ou pour du covoiturage pourrait remplacer neuf voitures individuelles
1509483111157, libérant notamment des espaces de parking réaménageables. Ces chiffres paraissent particulièrement optimistes, rien ne justifiant que le covoiturage ait tant de difficulté à s'imposer avec des chauffeurs et devienne la panacée sans eux.
D'autant que les déplacements professionnels sont si profondément ancrés dans les habitudes qu'une inversion brutale de leur courbe haussière s'annonce difficile. La fin des migrations quotidiennes ne se décrète pas, a fortiori dans un pays ayant longtemps privilégié un aménagement purement routier de son territoire. Il n'est d'ailleurs pas exclu que la place laissée libre par les déplacements professionnels soit aussitôt remplie par les déplacements de loisir ou l'allongement des distances lié à une nouvelle ère d'étalement urbain
1509483624489. Quoi qu'il en soit, il faudra que les autres modes de transport se montrent à la hauteur de l'efficacité attendue
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