? Indifférence du
smart contract
aux causes des difficultés ou de l'impossibilité d'exécution. ? Dans le mécanisme du smart contract, l'automatisation porte soit sur l'exécution du contrat, soit sur la sanction de son inexécution. Personne n'intervient pour apprécier l'imputabilité de la violation contractuelle. Le smart contract applique la boucle conditionnelle prévue initialement. Un contrat ne peut donc rester inexécuté sans conséquence pour le débiteur défaillant. Peu importe que cette défaillance lui soit ou non imputable. Pourtant, l'inexécution peut être due à une cause étrangère au contrat, à un cas fortuit, au fait d'un tiers, voire du créancier lui-même.
Deux situations extérieures au débiteur méritent notre attention : l'imprévision
(A)
et la force majeure
(B)
.
Une exécution automatique sans discernement de la réalité des faits
Si un smart contract ne prévoit pas expressément le cas du décès, l'exécution se poursuit indépendamment de la disparition des parties dans le monde physique. Bien que l'article 1210 du Code civil (C. civ., art. 1210) proscrive les engagements perpétuels, les smart contracts peuvent l'être.