– Définition et objectifs. – Derrière la notion d'entraide se cache en réalité une forme embryonnaire d'entreprise agricole collective. En effet, il s'agit d'une organisation informelle entre agriculteurs permettant de comptabiliser les échanges de temps et de matériel pratiqués à titre gratuit
1508665018995. Elle s'appuie sur une réciprocité des prestations, occasionnelles, temporaires ou régulières. Le service concerne tant les travaux agricoles courants que les tâches annexes (entretien des bâtiments, du matériel, etc.). Lorsque l'entraide concerne plus de deux exploitants, une banque de travail permettant une gestion croisée du temps ou du matériel prêté est mise en place
1508691221746.
L'entraide
L'entraide
Rapport du 114e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2018
– Modalités pratiques. – La réussite de l'entraide repose sur sa contractualisation, consistant principalement en :
- la valorisation sous forme de points au temps passé par type d'action ou au matériel utilisé ;
- l'élaboration d'une grille d'entraide sur laquelle les points sont portés par l'agriculteur aidant ;
- l'équilibrage régulier des comptes de travail et de prêts de matériels ;
- la définition des responsabilités et des règles de fonctionnement.
– Utilités et limites. – Comme tout système collectif, l'utilité de l'entraide réside dans la limitation de l'investissement en matériel, la mobilisation, l'échange et l'amélioration des compétences, ainsi que la solidarité permettant de faire face à l'isolement professionnel. En outre, son coût est pratiquement nul. Néanmoins, la mutualisation limitée et l'absence d'obligations rendent ce système instable.
– Une offre d'exploitations collectives alternatives utile. – En conclusion, les organisations alternatives sont utiles aux agriculteurs souhaitant expérimenter le travail en commun sans partager le capital d'exploitation ni renoncer à la possibilité de mener des activités personnelles.