Alors que les activités agricoles sont ancestrales, leur définition légale a été donnée seulement en 1988, à une époque où le déclin de l'agriculture traditionnelle française était déjà constaté
1506849671273. La suite administrative consistait en la création d'un registre de l'agriculture n'ayant jamais vu le jour
1507145388843. Finalement, la loi d'avenir de 2014
1507146140066a donné naissance à un registre des actifs agricoles (C. rur. pêche marit., art. L. 311-2)
1510785385117.
La dimension du registre des actifs agricoles ne peut être appréhendée qu'au regard de son champ d'application (A) et de sa mise en œuvre (B). Le constat final est celui d'un projet inabouti (C).
Les registres agricoles avant la LAAF
Avant la création du registre des actifs agricoles, il existait deux registres en lien avec l'agriculture :
- le registre des entrepreneurs individuels à responsabilité limitée (EIRL) exerçant une activité agricole : la déclaration d'affectation (C. com., art. L. 526-7) est déposée auprès de la chambre d'agriculture du département du siège de l'exploitation (C. rur. pêche marit., art. R. 311-1) pour être inscrite sur un registre (C. rur. pêche marit., art. L. 311-2) ;
- le registre des fonds agricoles : la création d'un fonds agricole (C. rur. pêche marit., art. L. 311-3) est déclarée auprès du CFE de la chambre d'agriculture compétente en vue de son inscription sur un registre spécifique (C. rur. pêche marit., art. D. 311-3 et s.) 1507497328786.
Suite à la création du registre des actifs agricoles :
- le registre des EIRL subsiste et devrait y être rattaché 1509570606958 ;
- le registre des fonds agricoles continue d'avoir une existence autonome.