Des risques amoindris

Des risques amoindris

Rapport du 114e Congrès des notaires de France - Dernière date de mise à jour le 31 janvier 2018
– Un black-out de moindre conséquence. – Le 21 octobre 2016, un très grand nombre de sites internet de premier ordre (Twitter, PayPal, Netflix, etc.) sont soudain devenus inaccessibles. Une attaque DDos avait noyé dans le flot d'un botnet infecté par le malware Mirai, les serveurs de Dyn en charge de reconnaître les DSN faisant le lien entre les adresses IP et les URL 1485985752781. Ces données techniques compréhensibles des seuls initiés n'ont aucun intérêt en soi. En revanche, elles révèlent que l'armée informatique dont les hackers malveillants avaient pris le contrôle n'était pas constituée d'ordinateurs dont ils avaient réussi à « cracker » le mot de passe, mais de simples objets connectés. À l'époque des faits, ces appareils n'étaient que six milliards. Ils devraient être plus de vingt milliards en 2020 1485985297027. Et ils ont presque tous un mot de passe ridiculement facile à percer (0000, 1234, admin…), ne changeant pas entre l'usine et le domicile de son propriétaire.
La ville est en train de devenir dépendante d'un numérique envahissant tous les univers urbains. Dès lors, une cyberattaque géante serait de nature à déstabiliser toutes les métropoles.
La ruralité semble à l'abri d'une telle dépendance 1503084675571. Si elle en a besoin pour travailler à égalité de chance avec son voisin urbain, elle trouve sa liberté ailleurs que dans les algorithmes, fussent-ils présentés comme le nec plus ultra de l'écologie par la réduction des consommations.